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Archives de Catégorie: bruce lee

Youssef And Poulpe Paos : Jardin Des Tuileries Paris.

« Qui ne sait aucune langue étrangère ne sait pas sa propre langue. »
Goethe.
« Rien ne devient jamais réel tant qu’on ne l’a pas ressenti. »
John Keats.

« Faut Sauter sur les côtés »
« La corde c’est open bar »
« C’est bon? »
« Ouais ça vient »

« Jen ai pas fait depuis 5 ans »
« ça s’oublie pas »
« L’âge de 5 ans »

« Faut varier les plaisir, comme pendant l’amour »
« Je te montrerai ça la prochaine fois, mais avec un pneu »

« Yiiiiiikes »

« YOUSSOP a gagné son premier cachet à 13 ans, en 1971, la somme était de 40 Bahts, cela représenterait aujourd’hui 1,5 €. Issu d’une famille de neuf enfants, six frères (5 boxeurs dont deux pro) et deux soeurs. YOUSSOP préférait le football, mais le sport qui rapportait de l’argent en Thaïlande était le Muay.

De l’argent, il en avait besoin pour aider sa famille: leur construire une maison, envoyer ses frères à l’école, permettre à ses parents de se soigner car la protection sociale n’existait pas.

Immédiatement, il s’investit corps et âme dans le muay. Au bout de dix ans de travail, son premier combat important se déroulera au Lumpini en 1980, où il remporte la médaille du général Premier Ministre PREM TIN A SULANOEN. Ensuite le succès continue, YOUSSOP est quatre ans N°1 du Lumpini en 79, 80, 81 et 82 dans la catégorie des 61,5 kg. Il est en 5ème position du célèbre classement des nakmuays « Top 10 » en 1980. (Pour le détail du Top de 1980, voir à la fin de l’article). A cette époque, ses cachets montaient à 120 000 Bahts par combat (soit 2700 € environ), une somme très importante. Les combats se sont enchaînés, parfois avec seulement 48 heures de repos entre deux combats. Alors qu’en France, obligatoirement trois semaines séparent les rencontres. YOUSSOP ne compte plus le nombre de combats qu’il a disputé durant toute sa carrière, il en a près de 200 ! Parmis les plus grands adversaires qu’il a rencontré : SOMSONG (victoire par KO technique ), Fabrice PAYEN (Champion du Monde) (victoire aux points), Stéphane NIKIEMA (Défaite par KO 5 ème round). »

Merci beaucoup à Youssef, élève de Youssop, de m’avoir remis patiemment sur les rails en boxe thai, cela faisait un moment, et j’avais besoin de me réconcilier avec la cousine majeure de l’OC.

Beaucoup de sueur, de douleur et de travail, mais une superbe leçon de « comment que qu’il faut faire » pour tenir les paos, je regarde la vidéo encore et encore, et j’apprends chaque fois de nouvelles choses.
Combien il est important de montrer les vraies attaques, et de savoir mettre en valeur l’autre, à chaque coup, à chaque impact.
Tenir les pao, c’est un don de soi, de sa patience, de son expérience, de son corps et de sa santé, c’est aller à la rencontre de l’autre, mettre en silence ses capacités pour apprendre et enseigner en même temps..
Ce n’est pas à la portée de tout le monde, merci de me l’avoir montré, de me l’avoir fait sentir.
Merci aussi pour l’utilisation du rebond de la jambe entre les coups, de superbes applications pour sortir des attaques vraies et des attaques fausses enchaînées, on ne le voit pas sur la vidéo, je commençais à le comprendre la deuxième fois qu’on s’est vus, je l’ai plus travaillé depuis, c’est super fandart.

Et merci bien sur pour les autres petites choses, les coudes, les enchainements basiques, poing, poing coude, poing coude genou, la façon de se protéger ainsi que mes nombreuses questions sur le comment de la gestion du contre, dans un sens (thaie – OC) et dans l’autre.
Merci pour ce moment de don, pour la passion et la disponibilité.
Un enseignement véritable, c’est comme une frappe interne, on n’en ressent les conséquences réelles qu’un certain temps après.

A Bientôt.


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OC isn’t a Style, It’s a Work method.

Pas de secret en OC,

juste des élèves qui entendent des trucs différents, ou des profs qui enseignent des trucs différents à des élèves qui sont différents.

Un Maitre, dans les années 1960, en Chine ou à HK, c’est un gars qui essaye de faire ressortir le maximum du potentiel de son disciple en fonction de ses capacités physiques, psychiques et intellectuelles.

A chaque élève sa pratique.

Ce qui est vrai pour l’un, n’est pas forcément vrai pour l’autre.

Par exemple, on va pas demander à un petit gros de faire la même chose qu’un grand maigre, ils ne vivent pas dans le même référentiel.

L’un va pouvoir faire des soleils sur une barre, l’autre va pouvoir utiliser sa force au sol avec une efficacité considérable par exemple. Reste à ne pas se tromper sur qui fait quoi…

L’uniformisation d’un style de Gung fu n’est que la volonté d’une personne de laisser une empreinte, un éponyme dans le nom d’une technique.

Que ces personnes choisissent de se répandre dans le monde, ou alors de se regrouper en petits groupes fermés et sectaires, c’est le même problème, on ne peut uniformiser sa pratique en style sans faire des dégats, des incompréhensions, ou alors, et c’est la solution, sélectionner ses élèves selon ses besoins, ses désirs.

Un Maitre vend une méthode de travail le plus souvent, ce qu’on appelle la base.

Le problème, c’est que certains confondent travail de base et technique, stratégie de combat.

En OC, c’est la fameuse rétroversion du bassin, qui, érigée en méthode de vie ou en travail exclusif, crée bien des déséquilibres posturaux aussi bien statiques que dynamiques, en dehors du contexte du combat, mais également dans celui ci.

Je croise très très souvent des personnes qui ont fait 1 ou 2 ans d’OC et qui ne savent plus marcher correctement,

– Un du fait de leurs travail sur la chaise, car ce sont souvent des geeks, des informaticiens, des intellectuels qui se mettent à l’OC, on constate une fonte des chaines postérieures, notamment des fessiers dont le travail est relayé par les muscles érecteurs du rachis. C’est ce que Christophe Carrio appelle, entres autres, la prise en main par les muscles synergistes du travail des agonistes dans sa réédition de « Un corps sans douleur » dont je recommande la lecture ici.

– Deux parce qu’il s ont intégré dans leur schéma moteur la hantise de garder la verticalité, ce que certains ici appellent la structure, en pensant à une Tour Eiffel (problème certainement environnemental qui influence les idées et les cloisonnent, prions pour eux…) alors qu’il faut penser alignement.

Les adultes compliquent tout, alors qu’il suffit d’observer les enfant pour voir la bonne façon de pousser, de donner un coup de poing, de marcher…

No secrets in OC.

Only different students, different minds, different body who listen different things from who taught them.

Some people, like Yip Man, also didn’t taught the same things to all students.

A Master, in the 1960’s, in China or HK, is a guy who tries to express what’s the best in a student. The age, the physical profile, the mental and the temper of the student are key elements for the choice of what a teacher will do.

And, of course, the more the student and the teacher are compatibles, the more the transmission will be easy.

« Don’t thrust me »,  Yip Man used to say to his students, « it’s you who use Wing Chun, and not the other way around ».

There’s a way for every student

What is true for one, can be false for another.

For example, ground will be more interesting for a fat and short guy than to learn how to do flying kicks.

Sets in wing chun are for every kind of people, but there are more concepts for short ones.

One must know, there’s an age, a temper, and a moment to do Wing Chun, no need to rush it and be frustrated. There are plenty of other way to use the body than wing chun that fits people who just can’t use the radiant spring way of boxing.

Uniformisation in gong fu is the will of egotic teachers who want to create a style, the same for all, a sort of panacea, or simply, they only teach people who are fitting in their art.

A real master teach a method, a work method. This goes beyond the notion of style.

In OC, there’s the famous retroversion of the pelvis. When this detail becomes a way of life or an exclusive stance, it creates a lot of structural aberrations both in the static and in the dynamic attitude of the student.

I met a lot of people who made 1 or 2, or even more years of OC and don’t realize they don’t know how to walk properly anymore.

Adults tend to make everything complicated, just watch babies, kids, they will teach you how to push, to punch, or simply to walk…

Me, myself and I, by Will San.

« Ce que tu connais est la plus grande barrière à ce que tu ne connais pas, nous rappelait il n’y a pas si longtemps le Poulpe. La liberté fait peur, tout comme le fait d’être soi-même. Les bons profs t’aident à devenir toi-même, les autres forment des clones. L’imitation et l’identification sont, à mon sens, une entrave à la liberté de chacun. »

« Je parle de développer les armes naturelles du corps, pas de faire ni de se limiter à tel ou tel style ou système à la con. »

« La ligne droite: si elle est la plus courte distance entre deux points, elle n’est pas forcément la plus rapide. Demande à Shadock qui court en montagne, il va t’expliquer. »

« Se limiter à une seule façon de voir les choses ne me correspond pas. J’aime découvrir, aller à la rencontre des hommes et de leurs passions. Pour moi, la voie est sans fin et rien ne vaut l’expérience de l’expérience! Je reste un éternel débutant. »

« Je n’étudie pas un style ou un système, je m’étudie moi-même. Ce ne sont que des outils, des supports dont je me sers pour développer ma propre forme de corps. »

« Je ne prône ni un style, ni une école, ni une branche, ni un prof mais une manière de pratiquer libre souple et fluide dans laquelle il n’est nul besoin de cultiver tensions et agressivité qui ne sont en fait que des conséquences et des manifestations de la peur. »

Will san.

http://www.taokwoon.com/