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Archives de Catégorie: kung fu

De construire par le haut ou d’ériger par en bas :

Nouvelle vidéo : Le Chi en Wing Chun

  • Partie 01 : Les Frappes courtes.

  • Partie 02 :Les points vitaux, les Ko « No touch »
    La manipulation du Chi
    La projection du Chi

  • Playlist sur youtube :

 https://www.youtube.com/playlist?list=PL8475D7E2D2ED7F38&feature=edit_ok

Faire le Pont : Building the Bridge / Chercher le pont : Seeking the bridge

What is the bridge?

« Seeking he bridge » is seen, in the forms, in the end or the firs form : Siu Lim Tao (The Little idea) and seen a lot in Chum Kiu (Seeking the Bridge). later on, in the Biu Jee, you will see bridge deformations and variations ans the practical bridge is seen in the woodent dummy and than extended in the long pole practice.

Maybe the Bridge is the most important thing to get in Wing Chun, really easy to catch when you think about it, but really difficult to assimilate in the core of your mind and body.

« Making the bridge », and « seeking the bridge » is doing Wing Chun, nothing else is important.
If you don’t know what the bridge is, you don’t feel it, you are only moving your hands imitating your teacher, not doing Wing Chun yet.

  • « Seeking the Bridge » is a notion you start to see in the last moves of Si Lim Tao and witch is the core of the second form : Chum Kiu. Seeking the Bridge is learning how to connect his body with the opponent’s.
    How to do it, when to do it is taught with various exercices I won’t describe here, it’s easier in a video, it’s part of the combat training.
    Seeking the bridge is not only physically making contact with another person, it’s being able, by any contact, to feel instantly  the whole body of your opponent and even to anticipate what he is going to do.
    This capacity needs a lot of hours of fight  and chisao to be used and manifests itself by inconscient and judicious moves in every contact.
    Later on, on a different level, you will be able to think of what you do, to analyze in real time or to think ahead what your opponent will do, just like in chess.
  • « Building the Bridge » is the first thing I teach to a new student, and it’s the first thing he doesn’t understand.
    Building the Bridge is the thing to seek in your practice.
    Without inner Bridge, there’s no Wing Chun.The power comes from the bridge, it’s where the fun begins.The bridge is what relies the ground to the tip of your fingers, we call it « the Long Bridge Energy ».
    We can talk for hours about short or long bridge power, but, to show it to someone, you must have found your bridge.Your teacher can guide you to find your Bridge, but, eventually, finding the Bridge is an individual quest.

Qu’est ce que le pont?

« Chercher le  pont » est abordé, dans les formes, à la fin de la Siu Lim Tao, est abondamment traité dans sa norme à la chum kiu et dans ses variations dans la biu jee.
Il est ensuite placé dans la pratique au mannequin de bois, puis étiré jusqu’au bout du bâton long.

Le pont est peut être la notion la plus importante du Wing Chun, la plus évidente à saisir intellectuellement, mais également la plus longue à intégrer naturellement dans le corps.

Faire le pont, savoir chercher le pont, c’est faire du Wing Chun, le reste n’a que peu d’importance.
Le corollaire est que si on a pas le pont, on ne fait qu’afficher un panel technique, agiter les bras, prétendre faire du Wing Chun.

Si on ne peut que guider l’étudiant à découvrir sa façon de « construire son pont » , chose bien personnelle et dont la prise de conscience est individuelle et chaque fois différente, il existe beaucoup d’exercices stratégiques pour enseigner comment « chercher le pont ».

  • « Chercher le pont » : c’est la notion qui est abordée à la fin de la siu lim tao (tao de la petite idée) et qui est le thème de la chum kiu (Chercher le pont).
    Il s’agit d’apprendre à connecter son propre pont avec l’adversaire, quels moyens, quand, sous quelles stratégies?
    Je ne vais pas développer cette notion dans cet article,  ces notions seront traitées quand nous aborderons la chum kiu et le biu jee.
    Chercher le pont, ce n’est pas seulement prendre le contact avec l’adversaire, que ce soit son bras ou ses pieds.
    Etablir un pont, c’est être capable, au contact, de ressentir instantanément ou avec un peu d’avance, les mouvements ou les intentions de l’adversaire.
    Cette capacité, nécessite beaucoup d’heures de chisao et se manifeste d’abord par des mouvements inconscients au contact qui donnent l’avantage si le conditionnement de l’élève a été judicieux.
    Par la suite, il est constaté qu’avec le recul et l’expérience de combat, on peut être plus spectateur ou acteur de cette capacité en temps réel.
  • « Faire le pont » est une notion qu’on doit aborder dès la première minute du premier contact avec un enseignant de Wing Chun.
    Faire le pont est l’obsession du pratiquant éclairé, car c’est du pont que nait la force, et c’est du pont que commence le fun.
    Le pont est la capacité de relier l’appui sur le sol au bout des doigts sans solution de continuité et avec un soutien fort.
    On appelle ça le long pont, une notion très facile à comprendre mais difficile à intégrer dans son corps.
    On peut explique ce qu’est la force courte, mais, pour la démontrer, il faut avoir intégré le long pont.L’apprentissage du long pont est personnel, la façon dont le professeur l’a appris n’est en aucun cas la norme, chaque élève a son chemin pour trouver son pont mais il existe un ensemble d’exercices statiques, dynamiques, seul ou à plusieurs pour aborder et approfondir cette notion.Une fois qu’on a le pont, le fun commence et, pour le professeur débutant, il est difficile d’appréhender  des personnes qui ne l’ont pas, tant cette notion est intégrée et parait naturelle.

Parmi les exercices pour appréhender le pont, on peut noter :

  • Yee Jee kin yeung ma : Posture de base en Wing Chun, qui, pratiquée correctement et isolément au 3è mouvement de la chum kiu est un exercice puissant pour développer le pont.
  • La pratique du Mabu (position du cavalier) du Bajiquan.
  • La pratique de la poussée des mains, que je détaille dans la vidéo No 2 sur la Siu lim tao
  • La pratique dirigée, lente, posturale du chi sao ou du mannequin de bois.

Mook Jong : La web série en 6 épisodes.

Une web série avec une issue malheureusement tragique :

Petits entretiens autour de certains mouvements du mannequin de bois avec les inévitables dommages collatéraux.

http://www.youtube.com/playlist?list=PL3A76E0406931EC41&feature=plcp

 

 

Un poulpe à Paris : La série complète.

Un Poulpe à Paris :

http://www.youtube.com/playlist?list=PLB9D1CA730C6B5BF2&feature=plcp

 

 

 

A propos de la distance: les deux mondes, et l’entre deux mondes.

A distance d’engagement :

(deux adversaires pas encore en contact), c’est l’oeil qui dirige le corps, et le trajet pour aller de l’oeil au mouvement est long, c’est un monde où il faut déplacer son corps très vite car on est constamment en retard par rapport à l’attaque de l’autre, et cela est d’autant plus vrai si on travaille avec des armes.

C’est un Monde très stressant pour le cerveau, il nécessite des capacités de concentration et d’attention considérables si on y travaille longtemps.

Au contact :

C’est la sensibilité épicritique et la proprioception qui dirigent le corps.

Le trajet réflexe du corpuscule de pacini au muscle passe par un neurone, UN NEURONE fiché dans la corne postérieure de la moelle épinière dans le métamère en regard du contact.
Ou encore, si il s’agit de patterns complexes à traiter (bong sao, truc chose sao), cela est fait au niveau du cervelet, sans passer par la grosse bertha téléncéphalique (le truc en haut, avec les deux hémisphères).
C’est un monde où les actions sont ultra rapides et où les réponses peuvent l’être encore plus pour peu qu’on éduque le cervelet par des patterns de type question réponse (en OC, on appelle ça chi sao heing).

C’est un monde où le télécéphale (le truc là haut qui vous permet de lire ce texte, et que vous croyez être la plus grande partie de ce que vous êtes) est peu, voire pas sollicité, c’est le monde de la non pensée, celui des In fighters.

Ces deux mondes ont des atomes qui se touchent, mais, pour faire le parallèle entre la physique newtonienne et la physique relativiste, il ne s’y exercent pas les mêmes lois, et donc les mêmes stratégies.