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Archives de Catégorie: Wing Tsun

De construire par le haut ou d’ériger par en bas :

Mook Jong : La web série en 6 épisodes.

Une web série avec une issue malheureusement tragique :

Petits entretiens autour de certains mouvements du mannequin de bois avec les inévitables dommages collatéraux.

http://www.youtube.com/playlist?list=PL3A76E0406931EC41&feature=plcp

 

 

Un poulpe à Paris : La série complète.

Un Poulpe à Paris :

http://www.youtube.com/playlist?list=PLB9D1CA730C6B5BF2&feature=plcp

 

 

 

A propos de la distance: les deux mondes, et l’entre deux mondes.

A distance d’engagement :

(deux adversaires pas encore en contact), c’est l’oeil qui dirige le corps, et le trajet pour aller de l’oeil au mouvement est long, c’est un monde où il faut déplacer son corps très vite car on est constamment en retard par rapport à l’attaque de l’autre, et cela est d’autant plus vrai si on travaille avec des armes.

C’est un Monde très stressant pour le cerveau, il nécessite des capacités de concentration et d’attention considérables si on y travaille longtemps.

Au contact :

C’est la sensibilité épicritique et la proprioception qui dirigent le corps.

Le trajet réflexe du corpuscule de pacini au muscle passe par un neurone, UN NEURONE fiché dans la corne postérieure de la moelle épinière dans le métamère en regard du contact.
Ou encore, si il s’agit de patterns complexes à traiter (bong sao, truc chose sao), cela est fait au niveau du cervelet, sans passer par la grosse bertha téléncéphalique (le truc en haut, avec les deux hémisphères).
C’est un monde où les actions sont ultra rapides et où les réponses peuvent l’être encore plus pour peu qu’on éduque le cervelet par des patterns de type question réponse (en OC, on appelle ça chi sao heing).

C’est un monde où le télécéphale (le truc là haut qui vous permet de lire ce texte, et que vous croyez être la plus grande partie de ce que vous êtes) est peu, voire pas sollicité, c’est le monde de la non pensée, celui des In fighters.

Ces deux mondes ont des atomes qui se touchent, mais, pour faire le parallèle entre la physique newtonienne et la physique relativiste, il ne s’y exercent pas les mêmes lois, et donc les mêmes stratégies.

Bienvenue, Ouailecome!

Siu Nim Tao : « Le Tao de la petite idée » : Tao fondateur du style OC :

Vidéo essentielle : Le « partenaire crétin » par Mr M., capitaine de Tortuga.

« Fingers that extinguish the light »

« Fist that extinguish the light : Modern version »

Chisao : Cooperative, and more « agressive » work :

(Listen to the flow, don’t rush to kill it)

Welcome to the Radiant Octopus’ School !

Here in Strasbourg France, we try to promote and encourage people to train in Wing Chun in our town and all around the World !

Join us now !

The Oath :

Deepest depth, where one live with no light, No evil can escape my sticky tentacle, Beware the radiant octopus might !

Définitions et rappels cruciaux:

  • Le Mouvement naît de l’immobilité,
  • L’apprentissage de la forme de corps se fait par quanta,
  • Nous sommes de très mauvais témoins de notre évolution; de la progression de nos capacités.
  • Qui peut le moins peut le plus, l’inverse est souvent une connerie, c’est très difficile d’en faire moins.
  • Ce qui ne te tue pas te rend plus … Mort (Ne pas croire Nietzsche ou Conan le barbare)
  • Primum non nocere : Premièrement ne pas nuire (Hippocrate)
  • La santé, c’est le silence des Organes : René leriche, « ou pas… » Un Psy qui passait par là.
  • « Devant une forteresse de silence, on dépose les armes sans combattre » Pierre Bordage, les guerriers du silence.
  • « L’OC, c’est la pierre qui roule derrière un rideau de soie » Jagger, philosophe du XXe siècle.
  • « On ne peut jamais être détendu dans un combat » Angström, capitaine de Tortuga
  • « Tu ne peut pas toujours avoir ce que tu veux
    Et si parfois tu t’en donnes la peine, tu y arrives,
    Tu obtiens ce qu’il te faut
     » Jagger, encore, philosophe du XXe siècle.
  • « Je l’ai vue aujourd’hui à la réception
    Dans son verre, elle savourait la souffrance d’un homme
    Elle était passée maître dans l’art de tromper les gens
    Oui, je pouvais le dire à ses mains tachées de sang » Jagger Toujours, poème faussement attribué à la Nonne Ng Mui selon les sources historiques croisées.

Important définitions and reminders

  •  Stillness is the mother of the movement,
  • Body éducation follows quantic jumps, 
  • We are bad witnesses of our own evolution, our own growth
  • He who can do more can do less is bullshit, it’s more difficult to do less than you think.
  • What don’t kill you, errr, don’t kill you. (don’t believe Nietzsche or Conan the barbarian)
  • Primum non nocere : First, don’t hurt (Hippocrate),  « Fist Hurt » ( an anonymous octopus student)
  • Health is the organ’s silence : René Leriche, « ou pas » Some random psychanalyst, passing by.
  • « In front of a fortress of silence,  we drop our weapons without fighting » Pierre Bordage, Les guerriers du silence.
  • « OC is a rolling stone behind a silk curtain » Jagger, XXth century’s top notch Philosopher.
  • « Ain’t possible to stay wobble in a fight you asshole, little punk, who do you think you are? » Captain Angström of Tortuga Island.
  • « You can’t always get what you want
    But if you try sometimes well you might find
    You get what you need  » Jagger, again…
  • « I saw her today at the reception
    In her glass was a bleeding man
    She was practiced at the art of deception
    Well I could tell by her blood-stained hands  » Jagger, still, extract from a poem for a girl, some random chinese num as it seems.

OC: Ouingue Choune is a registrated  trademark deposed by Sir Kadishtu of the FlOC, independant movement of wing chun started in France and already conquering the world.

OC : Ouingue choune est un concept orignal développé par Sir Kadishtu du FLOC canal Hystérique, premier et unique Front de Libération du Ouingue Choune visant à ouvrir la pratique des différentes écoles de Wing Ving Vinh Chun Tsjun Tsun Choune Tchun Xuan…

De l’attaque, de la défense.

« Quand je demandais à un pote enseignant que je visitais: « pourquoi tu leur fais faire des conneries pareilles. » M’a de suite répondu: « tu ne comprendras donc jamais rien toi! 1 ans pour les mettre dedans (enfermés) et ensuite 10 ans pour les en sortir (libérés) si non comment veux-tu qu’on bouffe??  »

Un prof anonyme.

L’argument pédagogique.

« Ah l’argument pédagogique!!! combien de fois l’ai je entendu! et bien je vais faire mon pète sec plus que jamais, désolé d’avance…

Il n’y a jamais aucune raison pour enseigner, montrer des choses fausses, défaillantes, aucune bonne raison pour enseigner du mauvais en cachant le bon, sous prétexte de progression pédagogique, aucune bonne raison pour donner de mauvaises habitudes et apprendre des choses dangereuses qui vous conduiront encore plus surement à l’hôpital ou au cimetière…
La discipline est déjà tellement difficile pourquoi en rajouter une couche?

J’avais un maître d’armes qui disait: « on entraine de la même façon un débutant ou un autre Maître d’armes, les fondamentaux sont les mêmes il y en a un qui peut juste les mettre en application plus que l’autre » j’étais jeune cela ne me plaisait pas comme discours j’aurais tellement aimé apprendre et faire des choses « supérieures »!

Maintenant je sais qu’il avait raison.

A la première leçon les fondamentaux nous sont montrés et expliqués, après 20 ans ceux sont toujours eux qui guident notre main, même si, en apparence, nous faisons des choses plus savantes. »

Le Capitaine de Tortuga.

Me, myself and I, by Will San.

« Ce que tu connais est la plus grande barrière à ce que tu ne connais pas, nous rappelait il n’y a pas si longtemps le Poulpe. La liberté fait peur, tout comme le fait d’être soi-même. Les bons profs t’aident à devenir toi-même, les autres forment des clones. L’imitation et l’identification sont, à mon sens, une entrave à la liberté de chacun. »

« Je parle de développer les armes naturelles du corps, pas de faire ni de se limiter à tel ou tel style ou système à la con. »

« La ligne droite: si elle est la plus courte distance entre deux points, elle n’est pas forcément la plus rapide. Demande à Shadock qui court en montagne, il va t’expliquer. »

« Se limiter à une seule façon de voir les choses ne me correspond pas. J’aime découvrir, aller à la rencontre des hommes et de leurs passions. Pour moi, la voie est sans fin et rien ne vaut l’expérience de l’expérience! Je reste un éternel débutant. »

« Je n’étudie pas un style ou un système, je m’étudie moi-même. Ce ne sont que des outils, des supports dont je me sers pour développer ma propre forme de corps. »

« Je ne prône ni un style, ni une école, ni une branche, ni un prof mais une manière de pratiquer libre souple et fluide dans laquelle il n’est nul besoin de cultiver tensions et agressivité qui ne sont en fait que des conséquences et des manifestations de la peur. »

Will san.

http://www.taokwoon.com/

Niem Lik

The Hidden Power of Siu Nim Tau —  Tsui Sheung Tin:

My master Yip Man first started teaching Ving Tsun in Hong Kong at the Restaurant Worker’s Union Association. At the time I was the secretary of the association, so Master Yip and I had many opportunities to be together. Before I became interested in Ving Tsun, I often overheard Master Yip explaining his Ving Tsun theories in his classes. Gradually he sparked my interest in the art. It so happened that I had great interest in physics and mechanics; I enjoyed his theories on body structure and power development methods very much. Through my careful analysis, I was convinced that Master Yip’s art was flawless and very advanced. Finally, I decided to follow Master Yip and became his student.
Like every beginner in class, I started my journey with Siu Nim Tau , even though I had already familiarized myself with the form as an observer. It took me little effort to completely learn the basic movements. I then began to wonder about the essence of the form, besides the hand movements. I went to Master Yip and inquired about the meaning of Siu Nim Tau, especially the non-combative tone in the name. Master Yip replied: « This is about Lop Nim — to establish an idea in the mind ». I am sure most of my peers have also heard about this term. Master Yip also added that it required prolonged practice of this form to truly master the essence of lop nim.

This hidden meaning of lop nim really caught my interest. I spent much time analyzing its nature, but could still not grasp the concept. Therefore I decided to drop all my thoughts and simply practiced Siu Nim Tau whenever I could, day and night. After a long time, I began to see the connection between lop nim and the form. I suddenly felt great joy in my Ving Tsun training, which fueled my interest in the art further. I became obsessed with the art. Gradually I discovered some powerful but hidden forces within each Siu Nim Tau movement. All the movements are indeed able to deliver indestructible power, yet they look very soft and graceful. At that moment, the concept of lop nim became extremely enlightening and inspiring to me. I finally understood the reason behind it.

I summarize this hidden power as a kind of nim lik (the force of an idea; or mind/intent force, where nim is the same idea/intent as in nim tau ). In essence, Siu Nim Tau has two major points: nim lik and « structure ».

1. Nim Lik

(force of idea/intent): it stabilizes all Ving Tsun movements to form a springy and dynamic combination of body structures. It makes Ving Tsun body structure able to sustain great pressure and produce rebound energy. Although there are common terms such as nim lik, qigong, noigong or supernatural abilities that are being perceived as some kind of unusual power, here I would only illustrate the concept behind nim lik (force of idea/intent). Nim lik is the power of a highly focused mind. It helps one bring forth chi flow into every part of the body. Everyone should have this kind of power. However, without training, it is very difficult to focus thoughts. Siu Nim Tau is a great tool to invoke mind focus power. If properly practiced, one can deliver this kind of power at will in every instance. The mind can stay focused even when the structure is adjusting or moving at high speed. So to achieve nim lik is the goal of Siu Nim Tau.

Let’s look at a simple example: if a healthy person falls down from a 6 – 7 feet tall platform unprepared, although he/she lands with both feet, he/she is still likely to injury him/herself. However, if the person is mentally prepared for the fall, his/her feet will automatically recoil and absorb the impact. Also, he/she can only have this reflex if his/her feet are relax. This is an unique attribute of human muscle in its relax state. The springy force on the feet that help the person land safely is a direct result of relax muscles and nim lik.

note: according to contemporary scientific findings; when human muscles are in relax state and are moving at steady speed, they can sustain greater pressure than when they are tensed up (using force). It is so amazing that our Ving Tsun ancestor Ng Mui was able to make use of this scientific method to design our Siu Nim Tau hundreds of years ago

2. Structure:

Yee Gee Kim Yang Ma allows one to project all energy forward towards the target. Tei Gong (pulling up of the muscle around the anus area) helps unite body and stance. It also helps relax the leg muscles while being in the stance; thus the whole body reaches a highly alert and ready state. These are the necessary conditions to produce nim lik and must be maintained firmly. The core techniques of Siu Nim Tau — Tan / Bong / Fook — are indeed subtle uses of body mechanics. These three techniques take the shape of arcs or bows. As we extend the arc shape further, Tan / Bong / Fook become hemispheres. As we all know, an arc or spherical-shaped object can sustain strong impact. It can also transfer or deflect energy dynamically when spinning. A wheel can accelerate faster than objects of other shapes (e.g. square, triangle). Each movement in Siu Nim Tau, inspired by this efficient arc-like structure, and when combined with nim lik, becomes extremely powerful defensive and offensive techniques. In addition, practitioners must not employ brute muscle strength. Siu Nim Tau training should never be tiring. To be proficient in this foundation, all movements should be done with the mind rather than strength.

Many Ving Tsun practitioners like to impose their techniques into frozen and static postures. Many believe that Bong Sau should be done at certain height or angle, or criticize others for not complying to their artificial standards. Some may call this style traditionalist; that style reformist; and on and on. In fact, movements in Siu Nim Tau are not named as if they were static postures. For example, when rolling up Tan Sau into Bong Sau, it is the course of this rolling movement that makes up the Bong Sau technique; the function of Bong Sau exists in its circular motion. Similarly, all other techniques in Siu Nim Tau employ circular movements in various directions.

It is a popular belief that Bong Sau is a passive technique: practitioners only use Bong Sau to deflect incoming forces. This would apply to the scenario where a statically posted Bong Sau is being used to block attacks. However, this explanation lacks an understanding of Bong Sau. In my experience, Bong Sau can deliver enormous offensive power. Indeed, it is a very aggressive and penetrating technique due to its circular nature.

Finally, I suggest that all fellow Ving Tsun practitioners look carefully into each technique of Siu Nim Tau. Discover the subtle circular movements in each of them. Practice with mind focus and steady speed. Use the mind to command each technique rather than using muscle tension. I am sure you will gradually find great joy and satisfaction in your Siu Nim Tau training!

Du OC et ses poulpes

Deux problèmes en OC :

– La fainéantise : Ils ne lisent pas ce qu’a écrit l’autre, et du coup font des discussions redondantes, voire inutiles.
Ils citent des vidéos sans mettre les liens et du coup on sait pas trop de quoi ils parlent.

– Hermétisme : ils parlent de sections propres à leur école en croyant que tout le monde pense comme eux et que quelqu’un d’exterieur au monde fermé de l’OC va capter quelque chose. Ou alors pire, c’est délibéré ce qui nous amène au,

– Sectarisme : L’OC est un tout petit Gong Fu, dans le grand monde des pratiques asiatiques du sud ouest… Un tout petit petit gong fu. Alors les pratiquants en font des tartines, étalent, étaaaaalent, parlent de tout petit secrets qu’on leur a vendu à prix d’or alors que c’est un lieu commun dans tous les autres gong fu.

[comment ça? ca fait 3 problèmes?, ben c’est parce que: ]

– Les poulpes ont un taux de reproduction élevé, un problème devient deux , puis trois, puis quatre…

Le OC est un style simple, pragmatique, facile à apprendre… En 4-5 ans, avec un prof compétent et un minimum de travail, t’en a fait le tour… Tu peux aller voir ailleurs ce qu’il se passe.

Le OC est un style de renforcement : c’est le spectre soyeux, il peut se « materialiser » en OC, mais également nourrir les autres pratiques, un style de renforcement, ça s’apprend vite, mais ça peut se bosser toute la vie.

« A chaque élève sa pratique »

‎ »A Chaque Elève Sa Pratique

Les pratiques au sein d’une même école sont souvent marquées, de nos jours, par une uniformité, mêmes exercices pour tous les pratiquants répétés plus ou moins de la même façon au cours du temps, programme identique d’évolution à suivre en fonction de son ancienneté, ou de son niveau. L’enseignement de masse et la relégation des anciennes méthodes martiales au rang d’activité de loisir sont très probablement les raisons de cette rigidité apporté à un enseignement qui se voulait « A chaque élève sa pratique ». Il peut être intéressant de comprendre les impacts qu’avait le principe « A chaque élève sa pratique » dans l’entraînement.

Trois critères allaient influencer le type d’entraînement auquel on allait soumettre l’élève: âge, morphologie et caractère.

Ainsi, dès la phase d’apprentissage, qui pourtant est la phase qui devrait être la plus rigide de l’entraînement puisqu’elle est censée préparer le corps aux buts de la pratique martiale envisagée et lui apprendre les principes fondamentaux sur lesquels le style se base, les exercices pouvaient parfois différer. Un exemple typique peut être celui des styles travaillant l’élasticité musculaire et qui basaient leur apprentissage sur la tenue de postures:
Au niveau de l’âge la règle était plus jeune, plus basses, plus vieux, plus hautes. Le but, bien sûr, étant d’étirer le corps dans tous les sens et le plus possible, les postures basses, par principe, étaient de rigueur. Maintenant, il fallait prendre en compte le fait que le corps se rigidifie avec l’âge et que, donc, ce principe devait être plus ou moins altéré en fonction de l’âge du pratiquant. Autrement dit, les pratiquants vieux partaient de postures beaucoup plus hautes, mais avec une attention particulière apportée aux alignements tandis que les jeunes partaient de postures les plus basses possibles, corrigeant ensuite, petit à petit, leur alignement.
Au niveau de la morphologie, le principe général était d’être plus exigeant sur les angles pris par le corps au dessous de la taille et plus libre au dessus, les demandes variaient en fonction de la souplesse pour la partie basse du corps et de la morphologie pour la partie haute. Ainsi, certains angles des pieds et des tibias, par exemple, étant trop dur à tenir pour certains pratiquants, on les faisait commencer par des postures aux angles plus faciles, tout en leur montrant l’objectif final. De même, la position des bras pouvait varier, pour une même posture, en fonction du corps du pratiquant. Dans les cas extrêmes, pour certains pratiquants beaucoup trop rigides, on commençait, non pas par des postures, mais par des mouvements, afin de leur délier le corps.
Par contre, à ce stade là de la formation, le caractère du pratiquant influait très peu sur le choix des postures, le but de celles-ci étant de calmer le coeur quelque soit les raisons de son excitation.

Dans la phase de développement, les variétés et différences d’entraînement allaient être encore plus visibles, car il fallait permettre au pratiquant de trouver ce qui lui convenait tant au niveau physique que pour comprendre l’essence du style.
L’âge était un facteur déterminant, la règle générale était jeunesse violence et vieillesse douceur. Au delà, les pratiques étant différentes pour les enfants, pour lesquels on se servait de leur naïveté pour leur faire réaliser des choses que des adultes ne feraient pas, n’y croyant pas (comme la maîtrise du gecko, ou tout autre maîtrise permettant, soi-disant, de pouvoir grimper aux murs) , les adolescents où l’on profitait des énormes changement définitifs qui se déroulent à ce moment là pour diriger le corps, à vie, dans la direction voulue (c’est ce qui était appelé, autrefois, les maîtrises des vierges), l’âge adulte où les pratiques devaient être plus orientées vers la maturation et le côté progressif et l’âge avancé où les exercices ne concernaient plus que la conservation. C’est ainsi que les pratiques orientées sur la puissance des organes internes considéraient que la pratique d’une vie, correspondant aux quatre types d’âge, suivait le cycle, préparation, réalisation, maturation, récolte. De plus, l’âge auquel le pratiquant débutait avait une énorme importance, et commencer avant la fin de l’adolescence, à l’âge adulte et
à un âge avancé étaient trois mondes totalement différents de pratiques. Les pratiques internes étaient, d’ailleurs, encore plus sévères, considérant que la réalisation de la sexualité était une barrière sur laquelle on ne pouvait revenir et que, dépassé la trentaine, tout entraînement visant directement les organes ne pouvait que viser des améliorations en douceur, et qu’il était impossible dès lors de transformer profondément l’alchimie du corps.
La morphologie et le caractère allaient définir quel type d’entraînement appliquer au pratiquant. Et c’est une des raisons pour lesquelles les styles avaient plus d’une forme codifié, plus d’un exercice, plus d’un geste… Cela permettait au professeur de choisir quel type d’entraînement permettrait à tel élève de se réaliser au mieux. Ainsi, pour les styles ayant des formes codifiées, mis à part peut-être la forme de base sensée rassembler les principaux principes du style, il n’était pas rare de voir les pratiquants avec un même temps d’entraînement, mais une morphologie et un caractère différents, étudier des formes totalement différentes les unes des autres. De même, le professeur pouvait obliger tel élève à travailler en lenteur tandis que l’autre devait faire la même chose à grande vitesse (oui, on est bien loin du mythe lent=style interne…) et le troisième à vitesse normale. De plus, pour les pratiques qui visaient à la formation du corps, la pratique d’une même forme, ou d’un même exercice, allait se faire selon des principes différents selon que le pratiquant avait, ou non, atteint tel ou tel stade de transformation, la nécessité d’avoir un dos droit étant remplacée par le dos doublement rond, à l’inverse le ventre rond par le ventre plat, les épaules droites par celles de côté (lorsque l’on pouvait vriller la taille), les genoux serrés pour les pieds joints par les genoux écartés pour les même pieds joints (lorsque l’on pouvait enfin arrondir l’entre-jambe)…

La phase de réalisation devait, elle, aboutir à une pratique différente pour chaque pratiquant.
C’est le moment où les choix fait en fonction de l’âge, de la morphologie et du caractère du pratiquant allaient donner leurs fruits et où l’élève allait trouver, de part lui-même, le type d’exercice et de mouvement qui lui convient le mieux. A ce niveau là, chaque élève semble avoir une pratique complètement différente des autres, parce qu’il a rassemblé dans le type d’entraînement qui lui convient le mieux, (mais ne pourrait pas convenir à une autre personne), toute la théorie et les principes de son style. Prenons l’exemple parlant de certaines pratiques d’épée. L’apprentissage se faisait par la tenue de deux ou trois postures, les exercices dégainer/rengainer et piquer. Juste donc quelques exercices simples. Le développement se faisait par l’apprentissage de formes, plus ou moins complexes, et d’exercices complémentaires, parfois à deux, destinés à renforcer, entre autres, la précision et la rapidité d’exécution. Ici, la complexité et multiplicité des exercices était de règle, non seulement pour permettre au pratiquant d’avoir le plus de culture martiale, mais aussi pour lui donner le plus de clés possibles pour comprendre la logique que suivait son style. Enfin, la réalisation ou le pratiquant revenait à un travail de posture, mais adapté à ses besoins et un enchaînement de deux trois mouvements maximum qu’il avait lui même inventé parce que le plus adapté à sa morphologie et son caractère (une sorte de botte secrète) et censé répondre à 90% des situation auxquelles il pourrait se trouver confronté, et un ou deux exercices complémentaires, eux aussi customisés, destinés à améliorer ses points faibles. Presque un boucle, l’apprentissage, comme la réalisation, se faisant avec très peu d’exercices, seule la phase de développement nécessitant une plus grande diversité.

Bon, cela devait être un texte court et concis, c’est plutôt raté…  »

Taoiste Ambulant sur le forum Kwoon info dont je recommande chaudement la lecture de son blog.

http://www.kwoon.info/forum/viewtopic.php?f=33&t=15312&start=30

La vérité au bout des doigts II

« Qui ne reconnait pas la vérité dans les propos inutiles et stupides n’a pas trouvé la Voie ».  Avalokiteshvara Pouet Pouet

« Trois mots d’esprit assassins assenés par des fous sages valent mieux qu’un grand discours de sots savants. » Nanjamonja poet poet.

  •  « Doigt: arme utilisée par les idiots pour détourner l’ attention des imbéciles. » Jagwa Lire la suite

Su Dong Chen – Charlie Parker

« A school is the entrance of a martial art. » 

« As an example a musician may prefer to play contemporary music and limit his training to one school to teach him this style of music, choosing to only play contemporary music. Another musician may prefer to play contemporary music, however he may study and learn aspects of Jazz, Classical, Blues, etc. as well. The first musician will be limited due to an environment that does not stretch and challenge his abilities as well as his thinking thereby limiting and arguably stunting his growth. The second musician by researching other styles is stretching his abilities and his thinking, and is forced to develop a deeper understanding of music as a whole. Lire la suite

Biu Jee : La vérité est dans le doigt !

LA VERITE EST DANS LE DOIGT

 » Lorsque le Sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt…
(Proverbe chinois)

Lorsque le Sage explique que son doigt n’a aucune importance et que c’est la lune qui est intéressante, l’imbécile écoute le Sage et trouve qu’il parle vraiment bien…
(Variante moderne de ce proverbe) Lire la suite

Kuen Kuit

  • Four gates
  • Four questions
  • Four answers
  • Four possibilities and only one little idea to link them.
Poulpy the Hobbit
______________________________________________________
  • Most Teachers are well informed
  • Most Teachers are smart
  • Great Professors are patient
  • Exceptionnal Professors are the students themseves.
Dale Dubin Lire la suite

Mannequin de bois et masturbation

‎ »I will quote you some text that i have from Sigung Tsui Seung Tin,

he is one of the 4 closed door students of Yip Man and the master of my master Sifu Jim Fung (rest in peace sifu).
Its been translated from cantonese so it might sound a bit funny  » In order to achieve the best effect of the wooden dummy, one needs to be very skillful. Lire la suite

Compilations d’articles de Haze. http://haze.over-blog.com

Réflexions sur des notions populaires sur le wing chun kuen

Par Jack Tak Fok Ling

Légitimité: La légende et la structure du Wing Chun

Les figures légendaires de l’abbesse Ng Muy et de Yim Wing Chun sont généralement acceptées, avec un scepticisme raisonnable, comme à l’origine du Wing Chun Kuen de Yip Man. Pour différentes raisons, certains pratiquants du Wing Chun attribuent plus de poids à cette croyance qu’aux preuves historiques. Parfois, les amateurs de Wing Chun légitiment leur manière de pratiquer autour du «fait» que les présumées fondatrices étaient des femmes. Lire la suite